Ecrit le: 29-05-2010 18:21
…..Je vais à toi dans la nuit éclairée et j’habite ma chaumière dans sa pièce la plus isolée. Aujourd’hui, je sais que je suis seul à penser et à croire. J’ai posé ton suicide sous mes paupières et j’y ai construit un jardin. J’ai hoché le cœur et j’ai ramassé ce qui fuyait comme on nettoie les terres inondées pour leur permettre de cultiver à nouveau les fleurs et les fruits. Me séparer de toi serait m’éventer comme un alcool au soleil de la mort. Je reviens sur l’heure passante, mais le temps revient aussi. Malgré moi. Je retourne à ces voix de sirènes qui appellent. Malgré moi. Je longe et prolonge les rivières de notre histoire. L’eau qui coule a toujours des reflets, mais ce ne sont plus les éclaboussures de nos sourires conjugués. Juste de l’eau avec la brillance que mes yeux réfléchissent. Juste ce que je veux croire et ce qui m’emporte. Le reste du temps, secouriste en dentelle, je mords la mémoire.
Sur l'obscurité, la poésie accroche un rayon de lumière |