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[Visiteur - Connexion] Tu traverses les barreaux
de mes yeux calfeutrés.
Sous mes doigts d'air chaud
je découvre ta peau ondulée.
Poésies : Conciliabules

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Le Mercredi 02 juin 2010 @ 11:59:00 (Lu 299 fois)

Rechercher dans Le monde de Sedna propose...

Les jupons dorés des étoiles se balancent


Tout le long des sentiers du ciel sans âge.


Dans une virée interminable, leur transe


Eclabousse la terre obscure des nuages.

 

Sur un vieux fragment écaillé de lumière


Traîne le reflet de mon château de sable


En sommeil ou en ruines, une chaumière


Où sont entassés des rêves vulnérables.

 


Au rythme de l’ironie du temps, une ride


Meurtrit les façades de l’heure provisoire


Subsiste le murmure de l’ombre intrépide


Qui ravive les brûlures de nos mémoires.

 


Au hasard des jardins célestes, je croise


Encore tes mots d’amours qui courtisent


Les cernes mauves adossés aux ardoises


Des étreintes qui, doucement agonisent.

 


Sur l’asphalte inondé au sel des douleurs


L’encre fauve dessine des forêts de bras


Pour chasser les conciliabules du malheur


Et accueillir l’essence d’un autre combat.

 


Pour m’envoler dans l’embellie d’un sursis


Juste une envie de m’offrir ce dernier choix


Loin des chandelles éteintes de l’inaccompli


Je renais chaque aube dans la neige de toi.