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Poésies : L'herbier de l'été

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Le Samedi 22 mai 2010 @ 11:33:27 (Lu 273 fois)

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La houle disperse ses perles surl’îlot.

Bercée par la lumière douce dusoleil,

Une brume fluide entoure de son halo

Le jour qui en oublie presque le réveil.

 

L’ombre se repose, dénudée, au jardin

Comme un antique souvenir d’enfance.

La tiédeur installe sur nos lendemains

Une chimère qui marche en cadence.

 

Accroché à l’écume d’un joyeux festin, 

Le cristal des sons chavire sur l’horizon.

L’air chuchote des messages épicuriens,

Une saison de choix frôle nos émotions.

 

Des odeurs de farigoule éclatent au soir

Offrant le vertige aux coquelicots du pré.

Silence, car la lune essaie de faire croire

Qu’elle s’ennuie dans sa petite éternité.

 

Pourquoi faut-il que le temps jaunisse

La tapisserie derrière la fenêtre ouverte.

Il suffirait d’installer quelques cannisses

Pour que l’heure égarée devienne inerte.


Du haut de cette vague où les soupirs

Se conjuguent aux voilages des cumulus,

Un frisson dessine de nouveaux plaisirs,

Semence d’été engrangée sous l’humus.

 

Avant que ne repartent les hirondelles

Vers d’autres destinations imaginaires,

Le provisoire sur une ligne temporelle

Avance vers un solstice sans frontières.

 

Cueillons, cueillons ces fleurs sucrées

Pour conserver leur parfum enivrant.

Au soir, il sera bien temps de ranger

Les herbiers sur l’étagère des vents.