propose...
La houle disperse ses perles surl’îlot. Bercée par la lumière douce dusoleil, Une brume fluide entoure de son halo Le jour qui en oublie presque le réveil. L’ombre se repose, dénudée, au jardin Comme un antique souvenir d’enfance. La tiédeur installe sur nos lendemains Une chimère qui marche en cadence. Accroché à l’écume d’un joyeux festin, Le cristal des sons chavire sur l’horizon. L’air chuchote des messages épicuriens, Une saison de choix frôle nos émotions. Des odeurs de farigoule éclatent au soir Offrant le vertige aux coquelicots du pré. Silence, car la lune essaie de faire croire Qu’elle s’ennuie dans sa petite éternité. Pourquoi faut-il que le temps jaunisse La tapisserie derrière la fenêtre ouverte. Il suffirait d’installer quelques cannisses Pour que l’heure égarée devienne inerte.
Du haut de cette vague où les soupirs Se conjuguent aux voilages des cumulus, Un frisson dessine de nouveaux plaisirs, Semence d’été engrangée sous l’humus. Avant que ne repartent les hirondelles Vers d’autres destinations imaginaires, Le provisoire sur une ligne temporelle Avance vers un solstice sans frontières. Cueillons, cueillons ces fleurs sucrées Pour conserver leur parfum enivrant. Au soir, il sera bien temps de ranger Les herbiers sur l’étagère des vents.
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