propose...
J’ai tant
foulé ton corps avec l’ardeur
Du
crépuscule léchant la lèvre du soir
Que le
chant de l’éphémère effleure
L’infini
en brûlant l’instant provisoire.
Sur la
soie légère du drap de la nuit
Flambe
déjà la sève d’un nuage rose.
Pourtant,
j’ai inventé mille tricheries
Pour m’accorder
une grande pause.
Là, où la
neige de l’aube s’effiloche
Un vent
corsaire conjugue le destin
Au son de
tant de paroles fantoches
Qu’il nous
faut renoncer à ce butin.
Avant
d’errer au monde des larmes
L’eau de
mon cœur reflète le bleu
En
flottant sur l’écume, sans arme
Mes songes
dérivent vers tes yeux.
Qu’il
était bon d’enlacer nos peaux
Se laisser
dériver du rivage à la mer
Oublier
que le ciel hisse son drapeau
Pour
ouvrir à nouveau nos paupières.
Jusqu’à en
perdre la raison, j’ai cru
Que le
soleil qui aveugle la clairière
Des
matins, partirait dans l’inconnu
Et nous
laisserait vivre hors de terre.
Ne plus
vouloir partir de cet invisible
Déplacer
le désert sur la dissonance
S’abreuver
à la source de l’invincible
Pour faire
pousser nos différences.
Sur le
sentier des étoiles, j’irai jour
Après
jour, espérer qu’un avatar
M’attende
dans l’alcôve de l’amour
Et qu’il
ait simplement ton regard.
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