propose...
Sur le
gravier de l’amnésie, coule
L’ombre
grandissante de ton cœur.
C’est un
chuchotement qui roule
Sur ce
début de saison en pleurs.
Comme un
oisillon transi de froid
Les heures
gèlent dans la lassitude
Et
l’ébauche de ce matin sans voix
Dépouille
l’espoir de ses certitudes.
A décimer
les pétales du sommeil
J’en avais
oublié le chant d’amour
Qui se
lovait dans les bras du soleil
Et
habillait de carmin ses atours.
Alors, le
cri du silence se réfugie
Sur la
paupière d’une lune blasée.
Entre les
nuages si lourds de pluie,
Le temps
picore la sève de la nuit.
Soudain,
un claquement de pensées
Porté
comme une douce révérence
S’affranchit
des cauchemars égarés
Dans les
buissons de l’indifférence.
J’abdique
et renonce à l’insomnie
Pour
m’enivrer d’odeurs de thym
Et de
lavande oubliées sur le tapis
Bleu de
l’horizon dérivant sans fin.
Le long
des murs gris de mon âme
L’imaginaire
s’étend à perte de vue
Ecrasant
l’obscurité et ses larmes
Telle une
plume d’aube sur le vécu.
Dans le
tas des souvenirs où abonde
La chaleur
désuète de la sensualité,
Germent déjà des mots à la faconde
Explosive
comme un tendre baiser.
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