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Xynthia, 28 février 2010 Un reflet de lune sur le sable Ourle la nuit tiède de dentelle. Telle une caresse indomptable Soudainement, le vent se lève. La mer ignorant ses promesses Déroule ses vagues trop salées Pour prendre certains de vitesse En les emportant vers l’éternité. Les carrelets tremblent de peur En voyant se briser les pontons. Les villages se tissent d’horreur De Port–Maubert à Talmont. Quand l’aube esquisse un bruit Les hommes cloués au désastre Se mirent dans l’oeil de la pluie Plus loin, sanglotent les astres. En se retirant, la mer a déposé Ses colliers de sel sur les terres. Le littoral vendéen a été dévoré Par cette tempête extraordinaire. Puis, dans la pénombre effacée Soupire une lumière amnésique, Pauvre grain d’espoir submergé Par ce dénouement si tragique. La planète a réchauffé ses ailes Nourri par les erreurs humaines Quand on bétonne les parcelles On produit de tels phénomènes. Si les gouttes de l’oubli effacent L’inconscience qui mène à l’effroi Il faudra suivre d’autres traces Pour éviter que renaisse Xynthia.
Note : " J'habite la Charente Maritme qui a beaucoup souffert de cette tempête. C'est pour cela que j'ai écrit ce texte."
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