propose...
Dans le mouroir du temps,
je dépose l’urne de mes pensées.
Pourtant, dans un coin de nuage,
la lune se pare pour la nuit.
Plus loin, les anges
s’endorment en oubliant le jour accablé,
La bouche gonflée de
prières inutiles dans le dédale du bruit.
Entre larmes et oubli, je
me glisse dans l’impasse de l’amour.
Des cendres de mots
mendient un encrier pour naître encore.
Comme des pétales fanés
s’envolent au vent qui, sans détour
Effeuille les souvenirs,
je caresse l’ombre sans âme et inodore.
En dépit du silence, mon
regard s’attarde sur les frondaisons
Du ciel secret où sont
enterrées les rimes de nos tendres mots.
A mes pieds, gisent les
espoirs dans les crevasses de l’horizon
Et la détresse envahit le
long corridor de mon cœur sans repos.
Puis, au cristal léger du
jour, j’accroche ma complainte atypique
Telle une missive tachée
par le sang d’un temps de souffrance.
Et je m’enfuis de l’autre
côté de la page pour retrouver l’unique
Corolle d’une écriture allongée
sur l’aube neuve de résistance.
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