propose...
Sur l’ivresse folle de l’instant
Se reflètent les cimes du vent.
Tourbillonne la robe des jours
Avant de s’envoler sans retour
A l’aube silencieuse, succède
Le faste de ces heures tièdes
Où chacun efface la frontière
Séparant la paix de la guerre.
Puis, renaît sur les bordures
Ce crépuscule sans verdure
Qui vole l’étoile des ruelles,
Les enferme en sa citadelle.
Et l’arbre de la nuit s’allonge.
De vieilles peurs le rongent.
Sur le canapé râpé du temps,
Tachycardie en mouvement.
Espérer le sommeil derrière
Les barreaux de poussière,
Complainte sans nulle trêve
Naissance et mort du rêve.
Courir encore et s’essouffler
Dans les transes du passé
Pour errer de rime en vers
Lâcher sa plume grabataire.
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