propose...
Le
sein arrondi de la dune frôle le ciel
L’ombre
se rétracte au flanc des djebels
Unique
bruit que le frisson de nos pas
Dans
le silence des sables du Sahara.
Sur
la voûte céleste, se dépose le glacis
Du
temps qui erre perplexe et insoumis
Tandis
que l’harmattan façonne l’écaille
Des
ergs animés sur la prison de rocaille.
Les
derniers nomades vêtus bleu indigo
Admirent
les regs fiers tels des hidalgos
Leur
passage furtif apprivoise le désert
Dans
un quotidien où ils sont corsaires.
Au
loin se dessine l’oued qui roule encore
La
gazelle aux abois fait partie du folklore
L’empreinte
des fennecs impose sa trace
Sur
ce paysage à l’imposante carapace.
Ardente
est notre soif aux portes de l’oasis
Pas
de mirage à l’horizon pour rester assis
Il
faut traverser l’arène emplie de poussière
Pour
s’offrir enfin du répit dans cet enfer.
Dans
les embruns inquiétants de cet ailleurs
Mes
pensées dérivent, hors de leur demeure
Comme
un ciel de traîne portant l’inquiétude
De
la nuit à venir, sur un nuage de lassitude.
Viendra
peut-être une aurore rose de buée
Pour
vagabonder sur les sables sans danger
Un
autre demain pour transporter le bagage
Sur
le tarmac à destination de ton rivage.
Car
tous les soleils du monde n’y feront rien
Pour
faire briller la soie des mots si anodins
Il
ne manque que toi pour chasser la nuit
Au
fond du désert, je cherche ta galaxie.
Note : "Je dédie ce texte à toutes les gazelles : rallye Aïcha sous le patronage de Sa Majesté Mohammed VI du 14 au 29 mars 2009
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